L’Assassin Royal – Robin Hobb

Assassin Royal intégrale première périodeNote: ❤❤❤❤💖

Livre papier :

  • tome 1 : 1112 pages
  • tome 2 : 1115 pages

Résumé : C’est l’histoire du fils illégitime de Chevalerie, qui abdiquera au profit de son oncle, le nouveau Roi-servant Vérité (équivalent au prince héritier), et qui sera élevé auprès du roi actuel, le Roi Subtil pour devenir son assassin secret. Il apprendra les poisons, les antidotes, le recueillement d’informations, le combat à l’arme tranchante, d’abord à l’épée puis à la hache, auprès d’un assassin secret Umbre Tombétoile.

Bref, toutes les techniques pour devenir l’Assassin Royal. Mais en ces temps de guerre, au royaume des Six Duchés, entre complots et raids dramatiques sur les côtes, FitzChevalerie arrivera-t-il à concilier sa vie d’assassin, sa loyauté envers ses rois, et son amour pour Molly ?

Avis :

La première époque tome 1 regroupe 3 tomes : L’Apprenti Assassin, L’Assassin du Roi, La Nef du Crépuscule,

La première époque tome 2 regroupe 3 tomes : Le Poison de la Vengeance, La Voie magique, La Reine Solitaire

J’ai beaucoup aimé le parcours initiatique d’un jeune garçon à qui on arrache une loyauté aveugle contre du confort matériel et qui apprend plus tard le sacrifice que cela implique. Et puis cette magie du Vif qui est considéré comme indécente et qui pourtant, lui sauvera la vie plus d’une fois, sans parler de l’Art, un autre trait dont il a hérité et qui le dévore à chaque fois qu’il s’en sert.

J’aime les liens qu’il entretient avec son oncle, puisque son père l’a « abandonné » à son grand-père, le roi Subtil, et ce lien aussi avec le fou qui n’est pas si fou finalement, cet apprentissage des poisons, du recueil d’informations dans les tavernes ou les cuisines, et puis Burrich, qui lui apprend à ne pas utiliser le Vif ou au moins, à bien le cacher. Sans parler de sa rencontre avec Molly, dite « Brise pif » et qui fabrique des bougies parfumées.

Ensuite il y a toute cette épopée avec ces complots de cour, cette quête des Anciens pour sauver les Six Duchés des Pirates Rouges, le courage de cette reine qui attend son bien-aimé, et ces personnages haut en couleur qui participent à l’apprentissage de la vie de Fitz.

J’ai adoré ce lien magique entre lui et son loup, j’ai détesté cette loyauté aveugle qui l’a conduit à cacher sa propre mort à son amoureuse, j’ai adoré Burrich, le bordel de Dame Patience, les Jardins d’hiver de la Reine, et puis ce méchant grotesque et pourtant puissant, qui n’hésite pas à utiliser ses « ressources humaines », au sens littéral du terme, pour détruire le Fitz et le roi Vérité.

Au fur et à mesure de l’histoire, on découvre le rôle du Fou et de l’Assassin, car en plus de la magie qui entoure ce personnage, on a là encore un lien que le destin à mis en place, un lien presque fraternel et qui vous fait dire, « ceci explique cela ».

J’ai aussi aimé ces noms attribués à la royauté, Prince Chevalerie, Prince Vérité, Reine Sollicité, Dame Patience, Prince Royal, Roi Sagesse. Ça donne un petit cachet assez sympathique et confirme le monde fantasy de l’histoire.

Je ne vous cache pas, sans spoiler, que j’ai versé ma larmichette au dernier tome tellement je ne m’y attendais pas et que c’était triste. Mais j’ai hâte de me replonger dans la saga afin de connaître les nouvelles aventures de Fitz et son loup (ou bien de Fitz et son Fou ?) et surtout savoir s’il va pouvoir reconquérir sa belle.

 

Citation :

Je courbai le cou pour éviter ce regard et mangeai en vitesse, furtif comme un rat qui pressent un chat derrière la porte.

 

« C’était donc toi, fis-je en désignant la pièce. Merci.

– Non », répondit-il. Il secoua la tête et, en dessous de sa coiffe, ses cheveux décolorés lui firent un halo autour de la tête. « Mais j’y ai mis la main. Merci de t’être baigné ; ça rend moins pénible la corvée de te surveiller. Je suis heureux que tu te sois réveillé. Tu ronfles abominablement. »

 

Je jure que je sentis mon cœur cesser brutalement de battre dans ma poitrine. Le froid de la mort s’insinua en moi. « C’est vrai, je n’en ai pas le droit, dis-je en bégayant. Mais je suis incapable de m’empêcher de penser à toi. Et, que j’aie ou non le droit de t’appeler ma bien-aimée, cela ne ferait pas hésiter ceux qui voudraient me faire du mal en s’en prenant à toi. Comment te faire comprendre que je t’aime tant que je voudrais ne pas t’aimer, ou au moins ne pas montrer tant que je t’aime, parce que mon amour te met en danger, et faire que cela soit vrai ? »

 

Entrer chez moi par effraction et ensuite rester planté là comme un ahuri à te tortiller la langue autour du mot « Je t’aime » !

 

J’avais envisagé d’enfiler une cotte de mailles mais Burrich me l’avait déconseillé : « Mieux vaut mourir proprement à la pointe d’une arme que tomber à l’eau et finir noyé. »

 

– Qui sait ce qui peut remonter quand on touille le fond d’une marmite.

 

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