Encens – Johanna Marines

Note : ❤❤🖤🖤🖤

Livre papier : 498 pages

 

Résumé : des meurtres horribles sont commis à la Nouvelle Orléans, les victimes sont retrouvées avec des plaies béantes au niveau de la tête, causées par une hache. William Perkins et son acolyte Anton Bowie, enquêtent avec difficultés sur un tueur qui ne laisse aucune chance de le retrouver. Grâce, la fille de l’inspecteur Perkins, possède le don de voyance et s’en sert pour gagner sa vie au Mechanic Hall, un genre de cabaret flottant au-dessus de la ville, et se retrouvera mêlée à cette affaire, étrangement liée à son passé.

 

Avis : dans cet univers steampunk l’auteure reprend l’histoire du « Tueur à la hache » qui sévit courant 1918-1919.

L’héroïne, Grâce Perkins, travaille dans un aérocabaret, genre d’aéronefs qui sert de paradis flottants pour faire la fête et se prendre des cuites, et partage ces heures de présence avec des danseuses automates, un orchestre de jazz composé essentiellement d’automates et qui, en plus, garde une chouette mécanique en guise d’animal de compagnie.

L’univers est empreint de jazz, de caricatures de policiers à l’ancienne et d’automates façon cyborg qui cherchent à obtenir les mêmes droits que ceux des humains. Tout ça sur fond de campagnes politiques pour la place de gouverneur. Dans le livre, on peut voir plusieurs articles de journaux avec la mise en forme du Times.

Puis toute cette histoire façon choral où plusieurs personnages liés par des événements dramatiques vont se retrouver et se rappeler pour, finalement, révéler une vérité douloureuse, donne à l’histoire de la profondeur et des surprises tout le long.

La couverture du livre en elle-même est très belle, à chaque fois que je fermais le livre, je ne pouvais m’empêcher de la regarder quelques secondes pour au cas où de nouveaux détails me sauteraient aux yeux.

Bref, j’ai beaucoup aimé l’histoire, la manière de la conter avec les différents points de vue des personnages, l’univers industriel et mécanique façon Jules Verne, mais certains éléments, malheureusement, expliquent ma note :

  • La mention de la chanson de Louis Armstrong, « What a wonderful world » en 1919 ne passe pas du tout, même si l’auteure précise en bas de page que la chanson date de 1967. Surtout que dans le livre, le morceau est omniprésent. C’est dommage que le jazz ne se limite qu’à Louis Armstrong dans le livre alors qu’un minimum de recherches aurait suffit pour trouver des morceaux d’époque. Sidney Bechet aurait été plus approprié.
  • Le « huit-clos », le « elle redescendit en bas », le « où » au lieu du « ou » attendu, et les verbes qui manquent dans les phrases, sérieusement, j’ai commencé à les marquer tant j’étais agacée. Et pourtant, je ne prétends pas être un super génie du français, mais j’estime qu’un peu d’attention à la relecture d’un ouvrage qu’on vend, est le minimum de respect dû aux lecteurs.
  • Et puis en dernier, le nombre de victimes attribuées au « Tueur à la hache » m’a un peu dérangée.

Citations :

Vingt minutes de retard. Evidemment. Comment aurait-il pu en être autrement ? Au travail comme à la maison, les femmes étaient bien en peine de respecter les délais. L’heure ne semblait pour elles qu’un concept vaguement abstrait, qui n’avait aucune emprise sur leurs coquetteries habituelles.

 

–  Tu sais que tu pourrais être arrêté pour ça… Cette veste trouble à elle seule l’ordre public.

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